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Deux mélodies, op. 55 (Roussel) — Wikipédia

  • ️Fri Jan 24 1936

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Deux mélodies op. 55 (L 69)
Genre Mélodie
Nb. de mouvements 2
Musique Albert Roussel
Texte Georges Ville
Langue originale français
Effectif chant et piano
Durée approximative min
Dates de composition 1935
Dédicataire Mme Marie Blanc-Audra (no 1)Mme Madeleine Vhita (no 2)
Création 24 janvier 1936
Paris
Interprètes Marie Blanc-Audra et Denyse Dixmier
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Deux mélodies, op. 55, est un recueil de mélodies pour chant et piano d'Albert Roussel composées en 1935 sur des poèmes de Georges Ville.

Les Deux mélodies sont[1],[2] :

  1. Vieilles cartes, vieilles mains..., allegretto (noire = 108), à
    , dédié à Mme Marie Blanc-Audra ;
  2. Si quelquefois tu pleures..., andante (noire = 54), à
    , dédié à Mme Madeleine Vhita.

La première mélodie est pour soprano ou ténor, la deuxième pour voix moyenne[1].

Les manuscrits autographes de Roussel sont respectivement datés Vasterival, septembre 1935, et Vasterival, octobre 1935[1]. La partition est publiée en 1936 par Durand[1].

L'ensemble porte le numéro d'opus 55 et, dans le catalogue des œuvres du compositeur établi par la musicologue Nicole Labelle, le numéro L 69[1].

Les textes des mélodies sont dus à Georges Ville, qui avait adressé à Roussel un exemplaire de son recueil La Chèvre et la haie (publié en 1930 par Aubanel, à Avignon), accompagné d'une dédicace. Les poèmes choisis par le compositeur sont les deux derniers du recueil[1].

Les Deux mélodies sont créées le 24 janvier 1936 à Paris, par Marie Blanc-Audra (voix) et Denyse Dixmier (piano)[1].

Les Deux mélodies, op. 55, sont les dernières mélodies du compositeur. Elles « font apparaître un thème nouveau, le regard mélancolique de l'homme âgé se retournant vers les amours enfuies[2] ».

La première mélodie, Vieilles cartes, vieilles mains, « évoque avec nostalgie les lointains jeux adolescents peut-être pas aussi innocents qu'on ne le croyait[2] ». Musicalement, la structure respecte celle du poème, « en quatre quatrains, les deux derniers variant les deux premiers ; mais la ligne mélodique en reste indépendante, très flexible, mêlant un humour discret à un soupçon d'érotisme juvénile[2] ».

La deuxième mélodie, Si quelquefois tu pleures, est un « très bref poème de l'adieu[2] ». Dans un climat presque atonal, « l'articulation du texte est gommée au profit d'une libre déclamation[2] ». L'accompagnement du piano est « un ruban chromatique continu [...] qu'enrichissent frottements harmoniques et incertitudes rythmiques (trois-pour-deux). Apparente pauvreté, extrême concision, émotion d'un cœur qui se brise au bord du silence[2] ».

La durée moyenne d'exécution de l’ensemble est de trois minutes trente environ[3].

  • Françoise Andrieu, « Catalogue des œuvres », dans École normale de musique de Paris, Jean Austin (dir.), Albert Roussel, Paris, Actes Sud, 1987, 125 p. (ISBN 2-86943-102-3), p. 46–95.
  • Nicole Labelle, Catalogue raisonné de l'œuvre d'Albert Roussel, Louvain-la-Neuve, Département d'archéologie et d'histoire de l'art, Collège Érasme, coll. « Publications d'histoire de l'art et d'archéologie de l'Université catholique de Louvain » (no 78), 1992, 159 p.
  • Damien Top, Albert Roussel : Un marin musicien, Biarritz, Séguier, coll. « Carré Musique », 2000, 170 p. (ISBN 2-84049-194-X).
  • Damien Top, Albert Roussel, Paris, Bleu nuit éditeur, coll. « Horizons » (no 53), 2016, 176 p. (ISBN 978-2-35884-062-0).
  • (fr + en) Guy Sacre, « Le musicien des adieux », p. 4-42, Luxembourg, Timpani (2C2064), 2001 .
  1. a b c d e f et g Labelle 1992, p. 120.
  2. a b c d e f et g Cantagrel 1994, p. 577.
  3. (en) Adrian Corleonis, « Mélodies (2), for voice & piano, ... | Details », sur AllMusic (consulté le 27 septembre 2023)
  4. Jean Christophe Henry, « Roussel - Mélodies - Intégrale - Timpani », sur Forumopera.com
  5. Pierre Jean Tribot, « Albert Roussel, le coffret aux trésors », sur Crescendo Magazine, 22 avril 2019

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