Isabel Tocino — Wikipédia
- ️Mon May 06 1996
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Isabel Tocino | |
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Fonctions | |
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Ministre espagnole de l'Environnement | |
6 mai 1996 – 28 avril 2000 (3 ans, 11 mois et 22 jours) |
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Président du gouvernement | José María Aznar |
Gouvernement | Aznar I |
Prédécesseur | Josep Borrell |
Successeur | Jaume Matas |
Vice-présidente du Parti populaire | |
21 janvier 1989 – 2 avril 1990 (1 an, 2 mois et 12 jours) |
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Président | Manuel Fraga |
Députée aux Cortes Generales | |
15 juillet 1986 – 15 juillet 2002 (16 ans) |
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Élection | 22 juin 1986 |
Réélection | 29 octobre 1989 6 juin 1993 3 mars 1996 12 mars 2000 |
Circonscription | Madrid (1986-89) Cantabrie (1989-93) Tolède (1993-2002) |
Législature | IIIe, IVe, Ve, VIe et VIIe |
Groupe politique | Populaire |
Successeur | Juan Antonio Muñoz |
Biographie | |
Nom de naissance | Isabel Tocino Biscarolasaga |
Date de naissance | 9 mars 1949 (76 ans) |
Lieu de naissance | Santander (Espagne) |
Parti politique | AP, puis PP |
Diplômé de | université complutense de Madrid |
Profession | juriste femme d'affaires |
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Ministres de l'Environnement | |
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Isabel Tocino Biscarolasaga, née le 9 mars 1949 à Santander, est une femme politique espagnole, membre du Parti populaire (PP).
En 1986, elle entre à la direction de l'Alliance populaire (AP) et est élue au Congrès des députés. Désignée, trois ans plus tard, vice-présidente du nouveau Parti populaire, elle est nommée ministre de l'Environnement en 1996. Elle quitte le gouvernement en 2000 et la vie politique en 2002.
Après avoir obtenu une licence en droit à l'université complutense de Madrid, elle passe avec succès un master de direction des entreprises à l'Institut d'études supérieures commerciales (IESE) puis, en 1973, son doctorat en droit de l'énergie nucléaire à l'université complutense.
Elle travaille comme experte juridique à l'association espagnole d'énergie nucléaire, entre 1972 et 1976, avant de devenir professeur de droit civil à l'université complutense, et avocate.
Elle adhère à l'Alliance populaire (AP) en 1983 sur l'invitation de son président et fondateur Manuel Fraga[1].
Elle entre trois ans plus tard au comité exécutif national de l'AP, à l'occasion du VIIe congrès en février 1986. Elle est alors la seule femme à y siéger[2] et occupe le poste de secrétaire à la Condition féminine.
Pour les élections législatives anticipées du 22 juin suivant, elle occupe la dixième place de la liste de la Coalition populaire (CP) dans la circonscription de Madrid[3]. Élue au Congrès des députés, elle siège à la commission de l'Éducation et de la Culture, la commission de contrôle de la radiotélévision publique et la commission bicamérale pour la Recherche scientifique[4].
À l'occasion du VIIIe congrès de l'AP, en février 1987, elle se présente comme vice-présidente du comité exécutif national sur la liste de Miguel Herrero, dont faisaient également partie José María Aznar, Rodrigo Rato et Federico Trillo. Ils sont battus par 729 voix contre 1 930 à celle d'Antonio Hernández Mancha[5]. Toutefois, le 21 janvier 1989, au cours du IXe congrès, elle est élue vice-présidente du nouveau Parti populaire (PP), qui remplace l'AP, sous la présidence de Manuel Fraga[6]. Elle est pressentie à la fin du mois d'août pour être désigner chef de file électorale du nouveau parti, en même temps que Marcelino Oreja et José María Aznar, mais c'est ce dernier qui sera finalement choisi[7].
Elle est investie le 4 septembre 1989 tête de liste du PP dans la circonscription de Cantabrie pour les élections législatives anticipées du 29 octobre suivant[8]. Aux côtés de Luisa Fernanda Rudi, Loyola de Palacio, Soledad Becerril, Celia Villalobos et Teófila Martínez, elle fait partie des femmes choisies pour conduire les listes du Parti populaire dans un contexte général de féminisation des candidatures[9]. Après avoir été réélue députée, elle intègre la commission des Affaires étrangères et la commission bicamérale pour les Communautés européennes[10].
En avril 1990, Aznar remplace Fraga et supprime les vice-présidences du PP. Isabel Tocino est tout de même réélue au comité exécutif national, tout comme en février 1993[11],[12]. Elle postule pour un troisième mandat aux élections législatives anticipées du 6 juin 1993 en tête de liste dans la circonscription de Tolède, à la suite de ses nombreux désaccords et affrontements avec Juan Hormaechea, président de la Députation régionale de Cantabrie[13]. Toujours membre de la commission des Affaires étrangères et de la commission bicamérale pour l'Union européenne, elle en prend la présidence en février 1994[14].
Réélue députée de Tolède au cours des élections législatives anticipées du 3 mars 1996, Isabel Tocino est nommée à 46 ans ministre de l'Environnement dans le premier gouvernement minoritaire de José María Aznar, après le refus exprimé par Pilar del Castillo. Première titulaire de ce poste nouvellement créé, elle était initialement destinée à occuper la présidence de la commission des Affaires étrangères du Congrès des députés[15].
N'étant pas reconduite au gouvernement après les élections législatives du 12 mars 2000, elle est finalement désignée présidente de la commission des Affaires étrangères du Congrès le 10 mai suivant[16]. Remplaçant le dirigeant chrétien-démocrate historique Javier Rupérez, elle est la première femme à occuper cette fonction.
Elle est pressentie en janvier 2002 comme vice-secrétaire générale de l'Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) et accepte alors de mettre un terme à sa vie politique[17]. Elle quitte effectivement la politique en juin, mais pour rejoindre le secteur privé : elle est en effet nommée présidente de Siebel Systems pour l'Espagne et le Portugal et membre du conseil européen de l'entreprise, où elle retrouve Giuliano Amato et John Major[18]. Elle intègre le conseil d'administration de Banco Santander en mars 2007[19].
Nommée membre du Conseil d'État en janvier 2008 par le président du gouvernement socialiste José Luis Rodríguez Zapatero[20], elle est confirmée en mars 2012 par le conservateur Mariano Rajoy[21].
Mariée à José Manuel Bartolomé Gutiérrez, ils ont eu six enfants. Elle a publié, en janvier 2008, Tu hija es celiaca, dans lequel elle raconte le combat qu'elle mène, tous les jours, pour soigner sa fille, atteinte de la maladie cœliaque.
- ↑ (es) « En el PP, de la mano de Fraga », El País, 5 mai 1996 (lire en ligne)
- ↑ (es) « El 'espaldarazo' de Fernández Albor y el ascenso de Herrero », El País, 9 février 1986 (lire en ligne)
- ↑ (es) Junte électorale de Madrid, « Candidaturas proclamadas para las elecciones al Congreso de los Diputados y al Senado, convocadas por Real Decreto 794/1986, de 22 de abril. », sur www.juntaelectoralcentral.es, 21 mai 1986 (consulté le 15 août 2017).
- ↑ (es) Congrès des députés, « III Legislatura (1986-1989) – Tocino Biscarolasaga, Isabel », sur www.congreso.es (consulté le 15 août 2017).
- ↑ (es) « Hernández Mancha venció por holgada mayoría a Herrero en el congreso extraordinario de AP », El País, 8 février 1987 (lire en ligne)
- ↑ (es) « Las lágrimas de Manuel Fraga », El País, 22 janvier 1989 (lire en ligne)
- ↑ (es) « Aznar, candidato más probable del PP para la Moncloa », El País, 29 août 1989 (lire en ligne)
- ↑ (es) « Aznar dice, que el presidente del Gobierno "ha elevado el engaño a la categoria de hábito" », El País, 5 septembre 1989 (lire en ligne)
- ↑ (es) « Mujeres en primera línea », El País, 9 septembre 1989 (lire en ligne)
- ↑ (es) Congrès des députés, « IV Legislatura (1989-1993) – Tocino Biscarolasaga, Isabel », sur www.congreso.es (consulté le 15 août 2017).
- ↑ (es) « Un ex comunista para formar liberales », El País, 1er avril 1990 (lire en ligne)
- ↑ (es) « Técnicos y ex dirigentes de UCD, mayoría en la nueva ejecutiva », El País, 7 février 1993 (lire en ligne)
- ↑ (es) « Toledanos de Cantabria », El País, 18 mai 1993 (lire en ligne)
- ↑ (es) Congrès des députés, « V Legislatura (1993-1996) – Tocino Biscarolasaga, Isabel », sur www.congreso.es (consulté le 15 août 2017).
- ↑ (es) « Un Gobierno de orígenes muy diversos », El País, 5 mai 1996 (lire en ligne)
- ↑ (es) « El Partido Popular preside 38 de las 47 comisiones del Congreso y el Senado », El País, 11 mai 2000 (lire en ligne)
- ↑ (es) « Aznar ofrece a Isabel Tocino una de las vicesecretarías de la OCDE », El País, 15 janvier 2002 (lire en ligne)
- ↑ (es) « La ex ministra Isabel Tocino presidirá Siebel España y Portugal », El País, 13 juin 2002 (lire en ligne)
- ↑ (es) « El Santander nombra a Isabel Tocino consejera independiente », El País, 27 mars 2007 (lire en ligne)
- ↑ (es) « Amparo Rubiales, nueva consejera de Estado », El País, 25 janvier 2008 (lire en ligne)
- ↑ (es) « Rajoy coloca a cuatro exministros de Aznar en el Consejo de Estado », El País, 23 mars 2012 (lire en ligne)