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Ligne de Thionville à Mondorf-les-Bains — Wikipédia

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Ligne Thionville-Mondorf-les-Bains
Pays Drapeau de la France France,
Drapeau du Luxembourg Luxembourg
Villes desservies Thionville, Mondorf-les-Bains
Historique
Mise en service 1903
Fermeture 1935
Concessionnaires V & W (1903 – 1907)
DEBG (de) (1907 – 1918)
Moselle (1918 – 1935)
Caractéristiques techniques
Longueur 25,9 km
Écartement métrique (1,000 m)
Électrification Non électrifiée
Pente maximale 33,3 
Nombre de voies Anciennement à voie unique
Trafic
Exploitant(s) Société générale des chemins de fer économiques (dès 1924)
Trafic Voyageurs, Fret
Schéma de la ligne

uexKBHFa

0,0 Thionville-Beauregard

uexHST

1,3 Florage

uexBHF

2,8 Thionville - Église Saint-François

uexBHF

3,6 Lagrange

uexHST

5,8 Château Sainte-Marie

uexBHF

7,1 Garche

uexHST

8,1 Kœking

uexBHF

10,4 Cattenom

uexBHF

12,2 Sentzich

uexBHF

15,2 Fixem

uexHST

17,5 Faulbach

uexBHF

19,5 Rodemack

uexBHF

22,8 Puttelange-lès-Thionville
GRZq uxZOLL GRZq
25,6 Frontière entre la France et le Luxembourg
uexLSTRq uexABZg+r
Ligne de Luxembourg à Remich vers Remich

uexBHF

25,9
16,6
Mondorf-les-Bains

uexLSTR

Ligne de Luxembourg à Remich vers Luxembourg
modifier 

La ligne de chemin de fer à voie étroite de Thionville à Mondorf-les-Bains reliait le centre de la ville industrielle lorraine de Thionville à la ville thermale luxembourgeoise Mondorf-les-Bains.

La construction de cette ligne à voie étroite a commencé à être envisagée à la fin du XIXe siècle. Sur la base d'un projet élaboré en 1901, une entreprise berlinoise spécialisée dans la construction et l’exploitation de lignes secondaires, l'Eisenbahn-Bau- und Betriebsgesellschaft Vering & Waechter GmbH & Co. KG, reçoit le 28 février 1902 la concession de cette ligne de chemin de fer à voie métrique.

Ouverte dès le 3 avril 1903, la ligne a été exploitée avec cinq locomotives à vapeur, acquises progressivement.

La ligne de 26 km débutait à Beauregard, dans la banlieue de Thionville. Elle contournait le centre-ville de Thionville par l'itinéraire emprunté depuis le 11 août 1859 par la ligne de Thionville à Luxembourg des chemins de fer de l'Est, abandonné depuis la construction de la nouvelle gare de Thionville par les chemins de fer impériaux d'Alsace-Lorraine.

Le 10 octobre 1904, la gare de départ des trains de voyageurs a été déplacée à la porte du Luxembourg (Luxemburger Tor), puis, à partie du 22 décembre 1906, à la gare centrale de Thionville. La gare de Beauregard continua à servir comme gare pour le trafic marchandises.

1906 vit également l'ouverture d'un embranchement vers la ville de Basse-Yutz (Niederjeutz), dans la banlieue de Thionville.

En 1907, la Société d'exploitation des chemins de fer allemands (de) (DEBG) a repris la concession de la voie ferrée à sa maison-mère, la société Vering & Waechter.

La mise en service du réseau électrifié des tramways de Thionville et de la Fensch, le 8 mai 1912, par la Lothringische Eisenbahn-AG, autre filiale de la société Vering & Waechter, conduisit logiquement à procéder à l'électrification des tronçons reliant la gare de Saint-François à la gare centrale de Thionville et à Basse-Yutz, et à les intégrer au réseau des tramways électriques de la ville.

Le départ des trains à destination de Mondorf fut de ce fait déplacé dès 1912 à la gare de Saint-François, où furent également transférés les ateliers jusque là positionnés à Rodemack.

Après la première Guerre mondiale, la ligne du « Jaengelchen », comme était surnommé ce train, fut mise sous tutelle par l'administration française. Son trafic fut limité au territoire français, le tronçon terminal dans le grand-duché du Luxembourg n'étant dès lors plus desservi.

Son nouveau propriétaire, le département de la Moselle, confia le 1er avril 1924 l'exploitation de la ligne à la société générale des chemins de fer économiques (SE), basée à Paris, mais qui exploitait de nombreuses lignes dans les départements limitrophes de la Meurthe-et-Moselle et de la Meuse.

Le nouvel exploitant a rouvert la liaison transfrontalière interrompue par la guerre et a tenté de développer le trafic de la ligne. Pendant une courte période, le transport de matériaux pour la construction de la ligne Maginot a entraîné un essor considérable du trafic de marchandises. Mais dans l’ensemble, le déclin était imparable.

La fin de l'exploitation du chemin de fer a finalement été prononcée :

  • le 31 décembre 1934 pour le transport des voyageurs,
  • et le 20 juin 1935 pour le transport des marchandises.

Mondorf-les-Bains a continué à être desservie jusqu'en mai 1955 par la ligne de chemin de fer à voie étroite de Luxembourg à Remich des chemins de fer secondaires luxembourgeois.

À Thionville, le réseau des tramways urbains cessa de fonctionner le 22 septembre 1935, mais les lignes de banlieue vers la vallée de la Fensch subsistèrent jusqu'en 1953.

  • (de) Meinhard Döpner: Die Deutsche Eisenbahn-Betriebs-Gesellschaft AG, Gülzow, 2002
  • Henri Domengie / José Banaudo: Les petits trains de jadis - Est de la France, Breil-sur-Roya, 1995
  • Jaengelchen - L’histoire du Chemin de fer Mondorf-Thionville 1903-1934, Jean-Paul Meyer, 2011-2017
  • Le "Jaengelchen" Chemin de fer à voie étroite de Thionville à Mondorf-les-Bains Information, SNCF Région Metz 3e et 4e trimestre 1981 No 47, Arsène Felten, 1981