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Mignovillard — Wikipédia

  • ️Fri Jan 01 2016
Mignovillard
Mignovillard
La mairie de Mignovillard sous la neige.
Blason de Mignovillard
Blason
Mignovillard
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Intercommunalité Communauté de communes Champagnole Nozeroy Jura
Maire
Mandat
Florent Serrette
2020-2026
Code postal 39250
Code commune 39331
Démographie
Gentilé Mignovillageois
Population
municipale
882 hab. (2022)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 47′ 30″ nord, 6° 07′ 36″ est
Altitude Min. 770 m
Max. 1 189 m
Superficie 53,82 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Saint-Laurent-en-Grandvaux
Législatives Deuxième circonscription
Localisation

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Mignovillard

Liens
Site web mignovillard.fr
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Mignovillard est une commune française située dans le département du Jura, la région culturelle et historique de Franche-Comté et la région administrative Bourgogne-Franche-Comté.

Elle fait partie de la communauté de communes Champagnole Nozeroy Jura.

Le 1er janvier 2016, elle est créée sous le statut de commune nouvelle après la fusion de l'ancienne commune de Mignovillard et de Communailles-en-Montagne[1].

Ses habitants sont appelés les Mignovillageois et Mignovillageoises. Ils étaient surnommés les Glorieux, eu égard à la richesse de la commune en forêts.

Située à mi-chemin entre Pontarlier et Champagnole et d’une superficie de 54 km2 (après la fusion avec Communailes) dont une grande partie est boisée, Mignovillard est la troisième plus vaste commune du département du Jura. La commune est également l’un des plus importants propriétaires forestiers de la région avec près de 1 000 ha et a été, à ce titre, très touchée par la tempête de décembre 1999. L’exploitation du bois est, depuis plusieurs siècles, la principale richesse de la commune.

Cette caractéristique forestière est un identifiant fort pour la commune et ses habitants. Elle apporte une diversité des paysages, de la faune et de la flore (milieux naturels protégés, tourbières...). C’est, enfin, le support idéal pour la pratique du ski de fond l’hiver au Chalet de la Bourre, départ d’une dizaine de pistes (de 2 à 20 km) sur les hauteurs de la commune, mais aussi pour la pratique de la promenade et de la randonnée (pédestre, équestre, VTT) à travers les multiples chemins qui traversent la commune.

A Mignovillard, un peu au sud de la commune, se trouve la Combe Noire, un célèbre "trou à froid" du Jura, comme Mouthe la voisine. Ici la température s'écroule à des niveaux extrêmement bas, comme le 22 décembre 2021 avec -33,4 °C ou le 20 janvier 2023 avec -36,4 °C[2].

En 2010, le climat de la commune est de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Jura, caractérisée par une forte pluviométrie en toutes saisons (1 000 à 1 500 mm/an), des hivers rigoureux et un ensoleillement médiocre[4].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 7,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 626 mm, avec 12,9 jours de précipitations en janvier et 10,8 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Cerniébaud », sur la commune de Cerniébaud à 7 km à vol d'oiseau[5], est de 7,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 786,6 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 35 °C, atteinte le 25 juillet 2019 ; la température minimale est de −26,5 °C, atteinte le 12 janvier 1987[Note 1],[6],[7].

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[8]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[9].

Au 1er janvier 2024, Mignovillard est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle est située hors unité urbaine[11] et hors attraction des villes[12],[13].

Carte de Cassini.

La première mention de Mignovillard date du XIIIe siècle. À l’époque, le village dépendait de la seigneurie de Nozeroy.

Mignovillard a été incendié par l’armée de Saxe-Weimar en 1639 lors de la Guerre de Dix ans.

Par l'intervention de Jean-François-Xavier Girod (1735-1783), médecin de Louis XVI et natif de Mignovillard, la comtesse de Lauragais (Pauline Louise de Brancas de Villars ?) a fait une importante dotation de 700 hectares de forêt par un acte du 23 septembre 1773. Cette donation privait les habitants des communes du canton de Nozeroy de certains droits sur les forêts remises en toute propriété aux habitants de Mignovillard, et ils manifestèrent leur mécontentement et leur jalousie en engageant plusieurs procès rendus tous à l'avantage exclusif des habitants de Mignovillard qui en tirèrent gloire et profit. Depuis lors, les habitants de Mignovillard ont été surnommés les Glorieux.

En 1803, un incendie a également détruit les deux-tiers du village de Magnovillard.

En 1813, Communailles absorbe Boucherans.

En 1837, Pierre Melet a découvert sur le bord du chemin conduisant à Mouthe, un trésor qui se composait de monnaies d’or, d’argent et de billon, aux types de Charles Quint, d’Emmanuel Philibert, comte de Savoie, de Philippe II, roi d’Espagne, d’Henri II, de Louis XIII et Louis XIV, rois de France et d’une petite pièce de Constantin le Grand, empereur romain.

Magnovillard, Petit-Villard et Communailles étaient desservis de 1927 jusqu'au début de la Seconde Guerre mondiale par la ligne électrifiée de Sirod à Boujailles des Chemins de fer vicinaux du Jura.

À la faveur du mouvement de regroupement de communes lancé dans les années 1960-1970, Mignovillard a fusionné avec Petit-Villard en 1966 (la commune s'appelait alors Mignovillard-Petit-Villard) puis avec Froidefontaine et Essavilly en 19732.

Mignovillard (ancienne commune) et Communailles-en-Montagne forment ensemble la commune nouvelle de Mignovillard, au 1er janvier 2016. Cette création initiée par les conseils municipaux a été approuvée par la population des deux communes lors d'une consultation le 11 octobre 2015[14], et officialisée par un arrêté préfectoral du 30 novembre 2015[1].

Le 9 janvier 2019, en matinée, un avion militaire Dassault Mirage 2000-D de la base aérienne 133 de Nancy-Ochey s'est écrasé sur les hauteurs de la commune faisant deux morts, le capitaine Baptiste Chirié et le lieutenant Audrey Michelon[15].

Liste des communes déléguées
Nom Code
Insee
Intercommunalité Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Mignovillard (ancienne commune)
(siège)
39331 CC du Plateau de Nozeroy 49,81 743 (2013) 15
Communailles-en-Montagne 39161 CC du Plateau de Nozeroy 4,01 48 (2013) 12
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
janvier 2016 En cours
(au 4 janvier 2016)
Florent Serrette[16] SE  

Jusqu'aux prochaines élections municipales de 2020, le conseil municipal de la nouvelle commune est constitué de tous les conseillers municipaux issus des conseils des anciennes communes[1].

Drapeau de la France Walheim (France) depuis 1991

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis sa création.

En 2022, la commune comptait 882 habitants[Note 2], en évolution de +9,7 % par rapport à 2016 (Jura : −0,81 %, France hors Mayotte : +2,11 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
2014 2015 2016 2021 2022
797800804864882

(Sources : Insee à partir de 2014[17].)

Histogramme de l'évolution démographique

La nouvelle scierie Chauvin, implantée sur un terrain de 20 ha après avoir été pendant plusieurs décennies au cœur du village, témoigne du fort attachement à la forêt.

Mignovillard est une commune rurale où l’activité agricole reste encore bien présente, avec une vingtaine d’exploitations agricoles de vaches laitières essentiellement. On remarquera aussi les deux coopératives fromagères, qui produisent en particulier du Comté AOC ou encore du Morbier. Ces activités agricoles sont essentielles car elles concourent aussi à l’entretien et la préservation du patrimoine naturel.

À côté de la forêt et de l’agriculture, Mignovillard est également un bourg actif et structurant au niveau du bassin de vie. S'y trouvent, entre autres, nombre de commerces et de services à la population : épicerie, boulangerie, coiffeur, fromageries, garage, agence postale communale, artisans, entreprises diverses, médecin, accueil périscolaire, école, associations, équipements sportifs et de loisirs, nombreuses animations...

Au début, Mignovillard et ses annexes dépendaient, du point de vue religieux, de l’église de Mièges. Les prieurs et moines étaient envoyés par l’abbé de Saint-Claude ou de Cluny. En 1300, Hugues, archevêque de Besançon, avait autorisé l’érection d’une chapelle à Mignovillard, mais sans dispenser les habitants de se rendre à Mièges pour leurs devoirs religieux.

En 1304, Honoré et Nicolas du Sapial (ou du Capital), au nom des communautés de Mignovillard, Froidefontaine, Boucherans, Communailles-en-Montagne, Bief-du-Fourg, Fontaine Demanges (aujourd’hui Fourg-Demanche), Mibois, etc. exposent à l’autorité qu’ils étaient si éloignés de Mièges qu’en hiver, ils ne peuvent sans grande difficulté et sans grave danger se réunir à Mièges pour les divins offices, ou s’y rendre en temps voulu. Les suppliants prièrent donc leurs supérieurs d’y apporter remède et les pouvoirs d’un chapelain qui leur administre les sacrements dans la chapelle déjà construite à Mignovillard.

La requête était trop bien fondée en raison pour n’être pas octroyée. L’autorité épiscopale se contente de réserver les droits du Recteur de Mièges, elle fixait d’autre part les honoraires du Chapelain qui ne pouvait être frustré de son salaire.

Chaque habitant cultivant avec un ou deux bœufs donnait douze deniers ou une mesure (appelée guba) du meilleur froment qu’il aura récolté.

M. grillon parait avoir le premier joui de ce bénéfice, en qualité de vicaire de Mignovillard.

Les habitants demandèrent ensuite un cimetière à Mignovillard même, jusqu’alors, en effet, tous les défunts de la paroisse recevaient la sépulture dans l’église de Mièges ou dans le cimetière adjacent. Cette demande reçut également bon accueil et dès 1448, les défunts furent ensépulturés auprès de leur église de Saint-Michel. Les familiers assistaient aux obsèques et aux anniversaires qui se célébraient dans la chapelle vicariale.

Les habitants avaient à cœur l’entretien de leur église, qui devenait trop petite pour la population. Des réparations importantes en firent un édifice convenable, si bien que le 4 mai 1488, Monseigneur Henri Potin de Besançon, en fit la consécration solennelle, le lendemain de l’église de Nozeroy. Saint Michel en fût toujours titulaire.

  • Église Saint-Michel.

    Église Saint-Michel.

  • Lapiaz du Sillet.

  • Seigne des Barbouillons.

    Seigne des Barbouillons.

  • Seigne des Barbouillons.

    Seigne des Barbouillons.

  • Jean-François-Xavier Girod, médecin de Louis XVI, dont la maison natale est située au centre de Magnovillard. Dans le registre paroissial de 1735, on trouve sa naissance avec comme mention en marge : « introducteur de la vaccine en Franche-Comté, médecin de Louis XVI »[19].
  • Franck Putelat (1969-), chef cuisinier étoilé, meilleur ouvrier de France, passa son enfance dans la commune où sa famille était fromagers.
Blason de Mignovillard Blason

D’or à une potence de sinople à dextre, à laquelle est appendu un chaudron de tenné surchargé d’un bourg d’argent, à deux sapins de sinople mouvant du flanc senestre et brochant l’un sur l’autre.

Détails

Le statut officiel du blason reste à déterminer.

  1. Les records sont établis sur la période du 1er novembre 1983 au 31 décembre 2021.
  2. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2025, millésimée 2022, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2024, date de référence statistique : 1er janvier 2022.
  1. a b et c « Recueil des actes administratifs de la préfecture du Jura, no 57, page 19 », 30 novembre 2015.
  2. (fr)Sophie Courageot, « METEO. - 36,4° à la Combe Noire dans le Jura, pourquoi un froid si glacial ? », sur francetvinfo.fr, 20 janvier 2023 (consulté le 20 janvier 2023) : « On est dans un flux continental avec un vent très faible, et une couche de neige récente et fraîche. Le ciel s’est dégagé et par rayonnement, le froid s’accumule au sol. Il s’accumule particulièrement dans les cuvettes, comme les combes, la Combe Noire »
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ 18 juin 2010 (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le 26 janvier 2024)
  4. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le 26 janvier 2024).
  5. « Orthodromie entre Mignovillard et Cerniébaud », sur fr.distance.to (consulté le 26 janvier 2024).
  6. « Station Météo-France « Cerniébaud », sur la commune de Cerniébaud - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le 26 janvier 2024)
  7. « Station Météo-France « Cerniébaud », sur la commune de Cerniébaud - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le 26 janvier 2024)
  8. « Les nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. », sur drias-climat.fr (consulté le 26 janvier 2024)
  9. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.com, novembre 2022 (consulté le 26 janvier 2024)
  10. « La grille communale de densité », sur insee,fr, 28 mai 2024 (consulté le 28 juin 2024).
  11. Insee, « Métadonnées de la commune de Mignovillard ».
  12. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, 21 octobre 2020 (consulté le 28 juin 2024).
  13. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, 21 octobre 2020 (consulté le 28 juin 2024).
  14. « Mignovillard - Commune nouvelle : résultats de la consultation des électeurs », sur www.mignovillard.fr (consulté le 27 décembre 2015).
  15. Sophie Courageot, « Crash du Mirage 2000 dans le Jura : la boite noire de l'avion a été retrouvée », sur france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte, 15 janvier 2019 (consulté le 21 janvier 2019).
  16. Compte-rendu du conseil municipal du 4 janvier 2016.
  17. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021 et 2022.
  18. Extrait du Bulletin municipal de Mignovillard - Édition 1991
  19. Professeur Croulebois-Girod : "le docteur Girod de Mignovillard" 1880.