Pierre Danican Philidor — Wikipédia
- ️Fri Aug 22 1681
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Pierre Danican Philidor est un compositeur et musicien français né à Paris le 22 août 1681 et mort à Versailles le 1er septembre 1731.
« Je dirai au sujet de Pierre Danican Philidor, dont je viens de parler, qu’il est le premier avec un des Desjardins, tous deux Hautbois de la première Compagnie des Mousquetaires du Roi, que Lully fit entrer dans l’Orchestre de l’Opéra, et qu’il en fut si satisfait, qu’il les employa dans quelques-uns de ses Motets, surtout dans son Te Deum, où il fit entrer les Trompettes et les Timballes [...] » écrit Titon du Tillet dans son Parnasse François[1].
Fils de Jacques Danican Philidor « le Cadet » et neveu d'André Danican Philidor[2],[3], Pierre Danican Philidor est, dès 1697, hautbois et violon de la Grande Écurie du roi, de la Chapelle royale en 1704[4], et intègre les Petits Violons quatre ans plus tard[2]. Il semble avoir vécu à Paris, rüe Betisy, chez le perruquier attenant (l'enseigne) les trois Roys. En 1716, il obtient également une charge de joueur de viole à la Chambre, où il compte comme collègue François Couperin et Marin Marais[2].
Une pastorale de sa composition est jouée à la cour en 1697 mais il est surtout connu pour ses Six Suites à deux flûtes traversières et ses six autres à dessus et basse, publiées en 1717 et 1718[2]. En 1720, il est musicien de l’orchestre de l’Opéra[3]. En 1726, il démissionne de son poste de Grand Hautbois en faveur de son frère cadet Nicolas, mais reste joueur de viole jusqu'à peu avant sa mort, où il cède également ce poste à Nicolas[2].

Les trios de 1717, dédiés à l’Évêque de Rennes, grand maître de la Chapelle du Roy, sont parmi ses plus belles réalisations. Depuis ceux de Mlle de La Guerre, qui avaient eu le privilège de plaire à Louis XIV, cette forme avait été pressentie par le monarque comme la représentation parfaite de son goût le plus pur pour les arts. Marin Marais avait, d’ailleurs, livré ses propres suites en 1692 suivis de près par les trois Livres de Michel De La Barre (respectivement en 1694, 1700 et 1707) et par celui de Jacques-Martin Hotteterre « le Romain » en 1712.
- 1702 : L’Églogue de Marly[5], pastorale représentée devant Monseigneur, puis devant Louis XIV[6].
- 1717 : Suites pour hautbois et basse continue.
- 1717 : Trois suites à deux flûtes traversières seules plus trois autres suites dessus et basses pour les hautbois, flûtes et violons.
- 1717 : Trio, première œuvre contenant six suites.
- 1718 : Première suite à deux flûtes traversières seules et une autre dessus et basse pour hautbois, flûtes et violons, avec une réduction de La Chasse.
- 1718 : Deux suites à deux flûtes traversières.
- Suites pour hautbois & basse continue, L'Assemblée des honnestes curieux, CD Zig-Zag territoires, 2007[4].
- ↑ Evrard Titon du Tillet, Le Parnasse françois - Remarques sur la poésie et la musique et sur l'excellence de ces deux beaux arts, avec des observations particulières sur la poésie et la musique françoise et sur nos spectacles. Tome 2, Paris, impr. de J.-B. Coignard fils, 1732 (-1743) (lire en ligne), p. 676
- ↑ a b c d et e (en) Rebecca Harris-Warrick, « (4) Pierre Danican Philidor », sur Grove Music Online, 2001 (consulté le 14 août 2021)
- ↑ a et b François Filiatrault, « La Dynastie des Danican Philidor », sur Les Boréades de Montréal, 11 mai 2018 (consulté le 14 août 2021)
- ↑ a et b Pascal Edeline, « Curiosité bien placée pour Pierre Danican Philidor », sur ResMusica, 16 mars 2008 (consulté le 14 août 2021)
- ↑ Nicolas-Armand-Martial (1677-1708) Auteur du texte Guérin d'Estriché, L'églogue de Marly , divertissement [par Guérin] mis en musique par Pierre Danican Philidor,… chanté devant Monseigneur à Marly le (4e) du mois de (janvier 1702 et chanté à Versailles devant Sa Majesté le 8 du mesme mois), 1702 (lire en ligne)
- ↑ « L'Églogue de Marly », sur Opéra Baroque (consulté le 14 août 2021)